Devenir ingénieur Cnam par l’alternance

Portrait et témoignage de Thomas Brenac, ingénieur en systèmes électroniques, télécommunications et informatique (SETI)

19 janvier 2026

© Vignette : AdobeStock.
L'évolution technologique du domaine électronique est extrêmement rapide, mais les connaissances scientifiques et techniques de base pour la conception et le développement de systèmes ne changent pas à la même vitesse. Le cycle d’ingénieur en systèmes électroniques, télécommunications et informatique en alternance parvient à faire la synthèse entre ce qui demeure et ce qui change vite. Découvrons le parcours de Thomas Brenac.

Les tendances de fond de l'électronique de demain sont clairement identifiées, l'accent étant mis tant sur les dispositifs que sur les moyens à développer pour mettre en œuvre ces besoins. Nous parlons ici de l’intégration de plus en plus poussée des circuits intégrés avec une convergence de l'informatique et de l'électronique : applications pour les télécommunications et l’automobile, technologie des composants, traitement numérique du signal ou réduction de la consommation des systèmes.

Les enseignements du cycle ingénieur SETI en alternance assure un équilibre entre le socle scientifique (mathématiques, physique, électronique, informatique), les bases culturelles (anglais, communication, management économique et social) et les techniques propres à l'ingénieur électronicien : théorie de l'information, traitement du signal, communications numériques, technologies embarquées. La formation recrute à bac+2 en électronique, systèmes électroniques ou systèmes numériques, mesures physiques. Elle s'organise autour de séquences académiques et professionnelles de durées progressives. Le cursus de première année comprend une séquence internationale.

5 grandes compétences clés de l’ingénieur SETI

  • Mener une analyse fonctionnelle et technique de la demande client, définir les spécifications et élaborer un cahier des charges ;
  • Concevoir et exploiter des systèmes complexes intégrables dans des architectures embarquées pour des applications couvrant des domaines larges : transport, défense, télécommunications, médical, etc. ;
  • Maîtriser les technologies de télécommunications et des objets connectés, et la simulation de produits électroniques en cours de développement ;
  • Assurer des phases de prototypage et d’industrialisation de produits électroniques dans des chaînes de production ;
  • Travailler avec des profils d’autres spécialisations dans des logiques de projet « agiles ».

Thomas Brenac, ingénieur en systèmes électroniques, télécommunications et informatiqueRetour d’expérience…

… avec Thomas Brenac, diplômé ingénieur en systèmes électroniques, télécommunications et informatique (SETI) par l’alternance.
Diplômé de la promotion SETI 2023, Thomas Brenac a effectué ses trois ans d'alternance au cœur d'une startup, Exoneo, jeune pousse développant et commercialisant des prothèses de pied pour les pays en voie de développement. Durant cette période, il a pu participer à trois projets portant sur la mobilité humaine : un kit de vélo électrique pouvant s'adapter sur une majorité de vélos standard, une orthèse de genou connectée pour la rééducation d'une personne, enfin un modèle de « demi-robot » pour démontrer qu'une machine peut avoir une démarche humaine. Après sa diplomation, Thomas a rejoint une société de conseil en ingénierie (MCA) ; il a été envoyé en mission chez le constructeur de drones français Parrot pendant près de deux ans. Au cours de cette mission, il a pu développer des outils pour tester les différentes parties des drones, avant de les installer sur la ligne de production en Corée du Sud. Thomas souhaite désormais s’orienter vers le secteur médical (analyse, imagerie) ou robotique (rééducation pour la marche, robot d'opération), deux domaines proches de ses préoccupations. Il continue néanmoins l'électronique et la mécanique à domicile en fabriquant des enceintes (de l'amplification à la menuiserie). Il s’attache aussi à développer une main électronique en s'inspirant de la main humaine pour amplifier encore ses compétences en robotique/électronique. À côté de cela, Thomas pratique le rugby au sein du Plaisir Rugby Club (Fédéral 2), activité qui lui a toujours pris du temps mais qui l’a aussi aidé durant ses études en termes de discipline et de dépassement de soi.

Pourquoi avoir choisi le cycle d’ingénieur Cnam pour vous former aux systèmes électroniques, télécommunications et informatique ?

Lors de ma recherche post IUT Mesures physiques à Orsay, je savais que je voulais étudier dans le domaine de l’électronique. De plus, je voulais réaliser mon école d’ingénieur en alternance pour pouvoir acquérir les connaissances dans ce domaine autrement qu’en l’étudiant théoriquement et commencer à mettre un pied dans le monde professionnel. En effectuant mes recherches basées sur ces deux points, j’ai pu trouver quelques écoles répondant à ces deux critères, dont le Cnam. Après lecture des programmes et des unités d’enseignement proposés par ces différentes écoles, c’est celui du cycle d’ingénieur « systèmes électroniques, télécommunications et informatique » du Cnam qui m’a le plus attiré et convaincu. J’ai donc choisi de candidater, et j’ai été retenu. Je suis à la fois ravi et fier d’avoir suivi ce parcours jusqu’au bout et d’avoir obtenu mon diplôme.

Les enseignements ont-ils répondu pleinement à vos attentes ? Des exemples ?

Les enseignements, en plus d'avoir répondu à mes attentes, ont été dispensés par des enseignants-chercheurs qui sont passionnés et ont à cœur de transmettre leur savoir à leurs étudiants. J’ai pu découvrir des facettes de l’électronique que je ne connaissais pas vraiment comme tout ce qui tourne autour des systèmes embarqués (langage VHDL, Real Time, automatique), la spécialité que j’ai finalement choisie. De plus, les enseignements se complètent bien entre électronique analogique basses et hautes fréquences, électronique numérique et systèmes embarqués et télécommunications, ce qui est vraiment appréciable et aide à la compréhension des notions plus ou moins complexes de chaque thématique. Les bases théoriques comme les mathématiques, la physique ou le traitement du signal sont bien réparties tout au long des trois années du cursus et permettent ainsi de bien comprendre les exemples pratiques proposés par les enseignants.

Quelles ambitions nourrissez-vous pour la suite ?

Ayant eu la chance de travailler sur un brevet déposé par l’un des fondateurs de la société qui m’a accueilli durant mon parcours académique, l’exploitation de ce brevet m’a permis de développer le prototype Archibald, un demi-robot basé sur l’anatomie humaine. Le travail s’est principalement tourné sur le développement du bassin, car c’est le mouvement de celui-ci qui permet de reproduire la démarche humaine. J’aimerais continuer dans cette voie et travailler dans la recherche et le développement (R&D) de robots ou de systèmes automatiques permettant d’améliorer le quotidien de personnes qui en ont le besoin. Le domaine des prothèses électroniques ou des robots permettant d’aider les soignants et les personnes âgées serait pour moi un aboutissement professionnel comme personnel.